Allintitle:acheter une maison construite par un particulier?

allintitle:acheter une maison construite par un particulier séduit souvent par son prix et son caractère unique, mais il faut vite remplacer le coup de cœur par une checklist précise : permis de construire, DAACT, attestations décennales des artisans et diagnostics complets. Sans dommage‑ouvrage, l’indemnisation peut être longue et vous dépendrez de la solvabilité du vendeur ; c’est un vrai levier de négociation (décote fréquente de 5–15 %, jusqu’à 10 % si pas de DO). Faites venir un expert indépendant (compter 600–1 000 €), impliquez votre notaire et inscrivez des clauses suspensives claires avant de signer — mieux vaut prévenir que guérir.

Acheter une maison construite par un particulier : de quoi parle-t-on ?

Acheter une maison construite par un particulier, c’est entrer dans un univers où l’histoire du lieu se lit dans les matériaux, les choix d’aménagement et parfois dans les petites imperfections. On parle ici de logements érigés soit en autoconstruction, soit à partir de kits, soit pilotés par un particulier maître d’ouvrage qui coordonne des artisans. Ces maisons ont souvent une forte personnalité : elles sont pensées pour vivre, pas forcément pour être revendues. Pour certains acheteurs, c’est un atout. Pour d’autres, c’est un risque si les preuves et assurances font défaut. Une astuce fréquente des internautes est de rechercher la phrase allintitle:acheter une maison construite par un particulier pour cibler ce type d’annonces, mais le vrai travail commence par la vérification des documents, des dates et des intervenants. En bref : charme et singularité, mais vigilance et méthode obligatoires.

Types de construction (autoconstruction, kit, chantier familial)

Les maisons construites par des particuliers se présentent sous plusieurs formes, chacune avec ses spécificités. L’autoconstruction désigne le projet où le propriétaire a mis la main à la pâte : il a parfois réalisé des travaux lourds lui‑même ou en coordonnant des amis. J’ai connu un propriétaire qui a monté sa maison en plusieurs étés ; résultat : une belle harmonie intérieure, mais des raccords électriques bricolés, décelés plus tard par l’expert. Le kit (ossature bois ou modules préfabriqués) apporte souvent une meilleure traçabilité : notice, plans et composants fournis facilitent les contrôles. Le chantier familial consiste en un maître d’ouvrage particulier faisant appel à des artisans indépendants ; la qualité dépend alors du sérieux des contrats et des assurances fournis.

  • Autoconstruction : grande personnalisation, risques d’irrégularités administratives ou d’absence d’assurances pour les parties réalisées soi‑même.
  • Kit : montage rapide, dossier technique souvent complet, attention aux fondations et adaptations locales.
  • Chantier familial : mix pro/amateur, tout dépend des attestations et des factures des artisans.

Pour mieux lire ces différences, voici un tableau synthétique utile lors de la visite ou de la négociation :

TypeTraçabilitéPersonnalisationPrincipaux risques
AutoconstructionSouvent limitée (factures manquantes)Très élevéeAbsence d’assurances, non‑conformités techniques
KitBonne (dossier du fabricant)Modérée à élevéeFinitions inadaptées, fondations mal dimensionnées
Chantier familialDépend des contrats artisansÉlevéePièces manquantes (DAACT, Consuel), responsabilité floue

Exemple concret : sur une même rue, deux maisons similaires, l’une montée en kit s’est revendiquée sans problème grâce à son dossier complet ; l’autre, autoconstruite, a nécessité trois mois d’expertise pour clarifier l’électricité. Au final, la clé est la traçabilité : factures, attestations et réception des travaux.

Cadre légal et implications pour l’acheteur

Le cadre légal encadre fortement la relation entre le vendeur‑constructeur et l’acheteur. En France, un particulier qui a fait construire est souvent considéré comme « constructeur » au sens du Code civil, et il peut donc être tenu à la garantie décennale pendant dix ans pour les dommages affectant la solidité ou rendant le bien impropre à sa destination. Cependant, la responsabilité juridique n’est pas la même chose que l’assurance : si le vendeur n’a pas souscrit une assurance décennale ou une assurance dommage‑ouvrage, l’indemnisation peut être lente, voire impossible si le vendeur n’est pas solvable.

Pour vous protéger au mieux, demandez systématiquement ces documents avant de signer :

  • Permis de construire et plans approuvés
  • DAACT (déclaration d’achèvement et de conformité)
  • Attestations d’assurance décennale des artisans intervenus
  • Certificats de conformité (Consuel pour l’électricité, certificat SPANC pour l’assainissement)
  • Factures et contrats des entreprises

Voici un petit tableau récapitulatif des garanties et durées, pratique pour garder les idées claires :

GarantieDuréeCouverture
Parfait achèvement1 anRéparation des désordres signalés à la réception
Garantie biennale2 ansÉléments d’équipement dissociables (portes, volets, radiateurs)
Garantie décennale10 ansDommages compromettant la solidité ou l’usage
Assurance dommage‑ouvrage10 ans (préfinancement)Prise en charge rapide des réparations sans attendre décision judiciaire

Pratique : insérez dans le compromis de vente des clauses suspensives exigent la fourniture des attestations et une expertise satisfaisante. Anecdote : un acheteur a obtenu une remise de 8 % après qu’un expert a chiffré les mises aux normes nécessaires ; sans ce rapport, il aurait payé plein pot. Enfin, pensez à solliciter un notaire pour vérifier les mentions fiscales et les risques d’hypothèques liés aux travaux. Mieux vaut retarder une signature que d’acheter à l’aveugle.

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Pourquoi envisager ce type d’achat

Acheter une maison conçue et bâtie par un particulier, c’est souvent choisir l’authenticité plutôt que l’industriel. On trouve des projets où chaque pièce raconte une intention. Imaginez une robe taillée sur mesure : elle épouse votre silhouette, elle a du caractère. De la même façon, une maison autoconstruite ou pilotée par son propriétaire offre une forte personnalisation et souvent un prix attractif. Cela dit, ce n’est pas seulement une affaire de charme. C’est aussi une opération qui demande de la méthode. Il faut vérifier les garanties, les assurances, et la traçabilité des travaux. Un voisin a monté sa maison en plusieurs étés ; il était fier, mais un expert a ensuite pointé un raccord électrique non conforme. Autrement dit : le coup de cœur existe, mais il doit s’accompagner d’un peu d’enquête.

Sur le plan pratique, ces biens arrivent souvent avec une marge de négociation réelle. Mais attention : l’absence d’une assurance dommage-ouvrage ou de certificats administratifs transforme un avantage apparent en risque financier. Pour résumer, ce type d’achat combine économie, singularité et nécessité de vigilance. Si vous aimez l’originalité et que vous êtes prêt à investiguer, vous pouvez décrocher une excellente affaire. Sinon, mieux vaut rester prudent.

Avantages financiers et leviers de négociation

Le principal attrait financier tient à l’absence de marge d’un promoteur. Sans coût de promotion, le vendeur particulier peut proposer un prix plus bas. Concrètement, on observe couramment des possibilités de négociation entre 5 % et 15 % selon l’état du bien et la présence (ou non) d’assurances. Voici quelques leviers concrets pour négocier :

  • Absence d’assurance dommages-ouvrage : argument fort pour demander une décote.
  • Travaux de mise aux normes à prévoir : faites chiffrer et soumettez le montant.
  • Diagnostics défavorables (DPE, électricité) : utilisez le rapport d’expert comme base de discussion.
  • Frais annexes (raccordements, régularisations) : incluez-les dans le coût global et demandez une compensation.

Pour rendre l’argumentation plus lisible, un tableau simple aide souvent lors des discussions avec le vendeur ou la banque :

PosteÉconomie possibleExemple chiffré (sur 300 000 €)
Frais d’agence3–8 %9 000 € – 24 000 €
Absence de marge promoteur5–15 %15 000 € – 45 000 €
Décote pour absence DO5–10 %15 000 € – 30 000 €

Négociez toujours avec des chiffres concrets. Un devis ou un rapport d’expert parle mieux que des impressions. Et demandez des garanties écrites (retenue de prix, échéancier, pénalités) pour sécuriser la transaction.

Qualité, personnalisation et valeur patrimoniale

La qualité d’une maison construite par un particulier peut être une vraie surprise. Beaucoup de propriétaires choisissent des matériaux durables, des menuiseries sur mesure ou des solutions techniques réfléchies. Ces choix donnent du cachet et, parfois, une valeur patrimoniale supérieure. Pensez à l’exemple d’un couple qui a ajouté une cheminée artisanale et des planchers massifs : ils ont vendu ensuite à un prix plus élevé que prévu grâce à ces éléments soignés.

Cependant, la personnalisation a un double visage. Une configuration très spécifique peut séduire certains acheteurs et en rebuter d’autres. Une analogie : une maison très personnalisée, c’est comme un meuble unique — magnifique pour qui aime le style, moins facilement transférable pour un goût plus généraliste. Pour optimiser la revente future, privilégiez la modularité et la durabilité des matériaux.

Quelques points concrets à évaluer :

  • Durabilité des matériaux : privilégier les solutions qui vieillissent bien.
  • Souplesse d’aménagement : plus la maison est modulable, plus sa valeur reste stable.
  • Traçabilité : factures et attestations augmentent la confiance des acheteurs ultérieurs.

En conclusion, la qualité et l’originalité peuvent faire gonfler la valeur patrimoniale. Mais cela demande d’être capable de documenter et d’expliquer chaque choix. Une expertise technique transformera les qualités subjectives en preuves objectives, et facilitera la valorisation sur le marché.

Risques juridiques et d’assurance à anticiper

Acheter une maison, c’est souvent un mélange d’émotion et de logique. On tombe sous le charme d’un jardin, d’une cuisine bien pensée ou d’une façade atypique. Mais derrière le décor se cachent des risques juridiques et d’assurance qu’il ne faut pas ignorer. Sans documents clairs, vous prenez le risque de devoir financer des réparations majeures seul. Imaginez acheter une voiture et découvrir plus tard que le moteur a été bricolé : la surprise coûte cher. Ici, la différence tient à la traçabilité des travaux, aux attestations d’assurance et à la date de réception des ouvrages. Un vendeur peut être responsable sur le papier. Mais si sa responsabilité n’est pas couverte par une assurance, votre voie d’indemnisation devient longue et incertaine. Il est donc crucial d’exiger des preuves, de faire intervenir un expert et d’inscrire des clauses protectrices dans le compromis. Prendre ces précautions, c’est transformer une émotion en achat maîtrisé.

Garantie décennale

La garantie décennale protège contre les dommages qui compromettent la solidité d’un bâtiment ou le rendent impropre à sa destination. Elle court pendant 10 ans à partir de la réception des travaux. Autrement dit : si un mur s’affaisse, une toiture cède ou des infiltrations majeures apparaissent, cette garantie doit couvrir la réparation. Un ami a acheté une maison où la réception n’était pas formalisée. Trois ans plus tard, des fissures importantes sont apparues. Le vendeur était réputé constructeur mais non assuré. Le dossier s’est enlisé. Moralité : demandez l’attestation d’assurance décennale des intervenants et la copie du procès-verbal de réception. Si le propriétaire a fait lui‑même les travaux, il est « réputé constructeur » et reste responsable, mais sans assurance c’est lui qui paie. Voici un tableau simple pour clarifier :

GarantieDuréeCouverture
Décennale10 ansDommages compromettant la solidité ou l’usage
Biennale2 ansÉléments dissociables (portes, radiateurs)
Parfait achèvement1 anRéparations signalées à la réception

En pratique, vérifiez originaux et dates. Les attestations d’assurance doivent correspondre aux corps de métier qui ont travaillé sur le bien. Si un artisan a changé en cours de chantier, demandez aussi sa preuve. Ces vérifications vous éviteront bien des galères ultérieures.

dommages-ouvrage et conséquences de leur absence

L’assurance dommages-ouvrage (DO) a une fonction simple mais essentielle : elle préfinance les réparations relevant de la décennale, sans attendre une décision judiciaire longue. Elle accélère l’indemnisation. Pourtant, beaucoup de particuliers ne la souscrivent pas, par méconnaissance ou pour limiter les coûts du chantier. Résultat : en cas de sinistre, vous devrez prouver la responsabilité et attendre. Cela prend du temps. Parfois des années. Certaines banques demandent la DO pour accorder un prêt sur un bien récent. Si elle manque, vous pouvez rencontrer un refus ou une exigence de garanties supplémentaires.

Que faire si la DO est absente ? Voici des options concrètes :

  • Demander une décote immédiate du prix proportionnelle au risque.
  • Inscrire une clause suspensive dans le compromis : remise de l’attestation DO avant l’acte.
  • Exiger une garantie bancaire ou un séquestre bloquant une partie du prix jusqu’à mise en conformité.
  • Faire réaliser une expertise technique avant signature pour chiffrer les risques.

Une anecdote : un couple a accepté une décote de 10% lorsque l’assureur DO faisait défaut. Ils ont ainsi financé eux-mêmes la mise en conformité et évité un blocage bancaire. Souvent, la négociation se joue sur ces aspects financiers. Rappelez-vous : l’absence de DO n’empêche pas la vente, mais elle est un puissant levier de négociation et une alerte qu’il ne faut pas banaliser.

Garantie des vices cachés et assurances complémentaires à réclamer

La garantie des vices cachés permet d’agir lorsque l’on découvre un défaut majeur non visible lors de la visite. Elle repose sur le principe que le vendeur doit livrer un bien exempt de défauts cachés qui le rendent impropre à l’usage. Le délai pour agir est de deux ans à partir de la découverte. Face à un problème, rassemblez preuves, photos et expertises. Envoyez ensuite une lettre recommandée avec accusé de réception avant toute action judiciaire. Cette démarche est souvent plus rapide et moins coûteuse qu’un long procès.

En plus de la décennale et de la DO, réclamez systématiquement les documents suivants :

  • Attestations d’assurance décennale des artisans.
  • Procès-verbal de réception des travaux.
  • Certificats de conformité (Consuel pour l’électricité, SPANC pour l’assainissement).
  • Diagnostics techniques (DPE, électricité, gaz, termites si applicable).

Un exemple concret : un acheteur a découvert des traces de mérules un an après la vente. L’expert a confirmé un vice caché. Le vendeur a été condamné, mais l’indemnisation a été longue car le vendeur avait peu d’actifs. La leçon : n’attendez pas. Et exigez des pièces complémentaires comme la copie des polices d’assurance, la preuve du paiement des taxes d’urbanisme, ou une attestation de conformité thermique. Enfin, pensez à vérifier que votre futur assureur habitation accepte le bien tel quel. Certains refusent d’assurer une maison avec des irrégularités administratives. Mieux vaut clarifier ces points avant de signer.

Vérifications administratives et expertise technique indispensables

Avant de signer quoi que ce soit, il faut se donner les moyens de regarder la maison avec des yeux de professionnel et non seulement avec le cœur. Acheter une maison construite par un particulier, c’est parfois comme racheter une voiture modifiée par son propriétaire : il y a l’histoire, l’ingéniosité, mais aussi des zones d’ombre. La vérification administrative et l’expertise technique indépendante ne sont pas des formalités : ce sont vos assurances contre les mauvaises surprises futures. Une simple paperasse manquante peut entraîner des dépenses lourdes ou des refus de prêt. À la visite, on note l’esthétique ; ensuite, on demande les pièces, on fait venir un expert et on transforme l’émotion en dossier concret. Une démarche méthodique vous permettra de négocier en position de force ou, si nécessaire, de vous retirer sans regret.

Documents à demander (permis de construire, DAACT, factures, attestations)

Demander les bons documents, et les vérifier, c’est comme demander le carnet d’entretien d’une maison : cela raconte son histoire et révèle les responsabilités. Commencez par exiger le permis de construire et la DAACT (Déclaration Attestant l’Achèvement et la Conformité des Travaux). Sans ces pièces, des éléments peuvent être irréguliers et coûter très cher à régulariser. Ensuite, réclamez les factures et les attestations d’assurance décennale des artisans, le procès-verbal de réception des travaux, les certificats de conformité (Consuel, SPANC), ainsi que la preuve du paiement de la taxe d’aménagement. Une copie datée et signée vaut mieux que dix promesses orales.

Pour faciliter la lecture, voici un tableau synthétique utile :

DocumentÉmis par / délivré parPourquoi le demander
Permis de construireMairieVérifie l’autorisation initiale et les plans approuvés.
DAACTConstructeur / propriétaire (déclaré en mairie)Atteste l’achèvement et, après délai, la non-opposition de la mairie.
Factures des artisansArtisans / entreprisesTraçabilité des travaux et éléments couverts par assurance.
Attestations décennalesAssureur des artisansConfirme la couverture des gros ouvrages pendant 10 ans.
Consuel / SPANCOrganismes de contrôleConformité des installations électriques et d’assainissement.
Procès-verbal de réceptionMaître d’ouvrage / constructeurPoint de départ des garanties (parfait achèvement, décennale).

En pratique, vérifiez les dates : la réception des travaux déclenche les garanties. Une anecdote : un acheteur a cru être protégé parce que le vendeur « savait ce qu’il faisait » — or, sans procès-verbal de réception et sans attestations d’assurance, la prise en charge d’un affaissement est devenue un long contentieux. Demandez des copies timestampées, comparez les noms sur les factures et les attestations, et notez les éléments qui manquent pour les inscrire comme conditions suspensives dans le compromis.

Diagnostics et inspections indépendantes (structure, électricité, humidité, assainissement)

Les diagnostics obligatoires (DPE, électricité, gaz, état des risques, termites, assainissement) donnent une première carte des risques. Ils sont indispensables, mais souvent insuffisants sur une maison autoconstruite. C’est là qu’intervient l’expertise indépendante : pour quelques centaines d’euros, un expert qualifié vous dira si la charpente est saine, si les fondations sont stables, s’il existe des ponts thermiques ou des traces d’humidité cachées. L’expert voit ce que l’œil non formé ne voit pas. Il repère les anomalies d’installation électrique, les raccordements improvisés, ou une étanchéité mal posée autour d’une baie vitrée.

Quelques points que le rapport d’expertise doit couvrir :

  • Structure : fondations, murs porteurs, fissures.
  • Toiture et étanchéité : couvertures, solins, gouttières.
  • Électricité : conformité, sécurité, tableau et mises à la terre.
  • Humidité : relevés, origine des infiltrations, ventilation.
  • Assainissement : conformité au SPANC, fosse, évacuation.

Voici un petit tableau récapitulatif des diagnostics courants et de leur objectif :

DiagnosticObjectif
DPEEstimer la performance énergétique et anticiper le budget chauffage.
Électricité / GazVérifier la sécurité et la conformité des installations.
Assainissement (SPANC)Confirmer la conformité du système non collectif.
Termites / HumiditéDétecter des risques structurels qui touchent la longévité.

Un exemple concret : un acheteur a fait effectuer un diagnostic électrique standard, qui ne signalait rien d’évident. L’expert indépendant, en revanche, a décelé des fils mal dimensionnés et des connexions bricolées dans le vide-sanitaire. Le devis de remise aux normes a servi de base à une décote et a été inscrit comme condition suspensive. Résultat : la transaction s’est faite à un prix ajusté et le vendeur a pris en charge les corrections avant la vente.

Enfin, utilisez le rapport d’expertise comme levier : inscrivez une clause suspensive liée à un rapport satisfaisant, demandez un délai pour obtenir l’avis d’un second spécialiste si besoin, et gardez ce document pour négocier le prix ou exiger des remises en état. C’est votre meilleur investissement avant d’acheter une maison hors circuit professionnel.

Négocier et sécuriser la transaction, puis se protéger après l’achat

Acheter une maison demande plus qu’un coup de cœur : il faut savoir négocier et sécuriser. Avant la signature, transformez vos doutes en points concrets. Par exemple, un acheteur a obtenu une réduction de 8 % parce que l’assurance dommages-ouvrage faisait défaut — un fait chiffrable et difficile à contester. Adoptez la même logique : documentez, expertisez, puis négociez. Demandez toujours l’avis d’un notaire et d’un expert indépendant. Ces professionnels vous aideront à traduire des risques techniques en garanties juridiques ou financières. Gardez en tête que chaque clause écrite pèse davantage qu’une promesse orale. Une bonne préparation réduit les surprises et augmente votre pouvoir de négociation. Enfin, si vous cherchez des annonces ciblées, le repérage peut passer par des mots-clés précis comme allintitle:acheter une maison construite par un particulier, mais l’essentiel reste la qualité du dossier. Soyez curieux, vigilant et pragmatique.

Clauses suspensives et clauses protectrices à intégrer dans le compromis

Inscrire des clauses claires dans le compromis est votre meilleur bouclier. Commencez par les classiques : obtention du prêt, expertise satisfaisante, et respect des autorisations d’urbanisme. Ensuite, ajoutez des formulations précises pour les risques identifiés lors des visites. Par exemple, conditionnez la vente à la remise de la DAACT ou des attestations d’assurance décennale des artisans. Si elles manquent, prévoyez un délai et la possibilité d’annuler sans pénalité. Voici quelques clauses utiles :

  • Clause d’expertise satisfaisante : la vente est suspendue à un rapport d’expert concluant.
  • Clause de remise des pièces : DAACT, Consuel, factures et attestations à fournir avant signature définitive.
  • Clause de retenue ou séquestre : une somme bloquée chez le notaire jusqu’à réalisation des travaux.
  • Clause de travaux exécutés : échéancier précis et pénalités en cas de non-respect.

Pour clarifier, voici un tableau synthétique.

ClauseObjetConséquence si non fournie
Expertise satisfaisanteVérifier l’état structurel et électriqueRésiliation sans pénalité
Remise DAACT / ConsuelPréciser la conformité administrativeDécote ou annulation
Séquestre / retenueGarantir la réalisation des travauxRéalisation forcée ou indemnisation

Rédigez ces clauses avec le notaire. Ne laissez rien au hasard. Une phrase précise vaut mieux que plusieurs ambiguës.

Utiliser le rapport d’expertise pour négocier, planifier les travaux et connaître les recours (malfaçons, frais de notaire, démarches)

Le rapport d’expert est votre outil de négociation. Il transforme un ressenti en éléments tangibles. Par exemple, si l’expert évalue la mise en conformité à 15 000 €, vous pouvez demander une décote équivalente ou l’inscription d’une obligation de remise en état dans l’acte. Commencez par rassembler preuves et devis. Prenez des photos. Conservez les échanges écrits. Voici une feuille de route pratique :

  • Présentez le rapport au vendeur et proposez une réduction chiffrée.
  • Demandez des devis d’artisans pour budgéter précisément.
  • Inscrivez un calendrier des travaux et des pénalités financièrement dissuasives.
  • Prévoyez un séquestre chez le notaire si les montants sont importants.

Connaître vos recours est essentiel. Si une malfaçon survient après l’achat, vous pouvez engager la garantie des vices cachés (délai : deux ans à partir de la découverte) ; ou invoquer la responsabilité décennale si le désordre relève de la solidité. Sans assurance dommages-ouvrage, le parcours peut être long. Envoyez une mise en demeure en recommandé, joignez l’expertise et les devis, puis, si nécessaire, saisissez le tribunal compétent. Concernant les frais de notaire, ils restent dus ; toutefois, certaines négociations peuvent inclure une participation du vendeur aux travaux ou une réduction du prix pour compenser des charges prévisibles. En somme : documentez, quantifiez et inscrivez vos accords par écrit. C’est la clé pour transformer un risque en solution praticable.

Si le projet vous séduit, traitez l’achat comme une enquête : exigez permis, DAACT, attestations d’assurance décennale et DO si elles existent, factures et certificats (Consuel, SPANC), mandatez une expertise indépendante et utilisez son rapport pour négocier ou inscrire des clauses suspensives protectrices chez le notaire; acheter une maison construite par un particulier peut offrir de l’authenticité et une décote, mais seule la transparence documentaire et juridique transforme ce coup de cœur en acquisition sécurisée — commencez par vérifier précisément l’ensemble des pièces et faites-vous accompagner pour décider en connaissance de cause.

Camille Morvan
Camille Morvan

Camille Morvan, passionné(e) de gastronomie, d’exploration et de vie pratique, partage ses découvertes culinaires, astuces maison et conseils dédiés aux amoureux des animaux. Expert(e) en stratégie digitale et SEO, Camille propose du contenu optimisé pour inspirer et informer, tout en veillant à la pertinence et à la performance des articles pour le web. Attaché(e) à l’authenticité et à la qualité, Camille explore sans cesse les tendances pour offrir une expérience complète et utile aux lecteurs du site Au Poulet Normand.

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